Les acteurs engagés dans la protection des grands singes en République Démocratique du Congo se sont réunis du lundi 3 au vendredi 6 novembre à Kinshasa pour la révision du Plan d’Action National pour la Conservation des Grands Singes. Cet atelier, organisé par USHIRIKI, un consortium d’organisations œuvrant pour la préservation des gorilles et des chimpanzés à l’est du pays, s’est tenu sous la coordination du Jane Goodall Institute.
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Il était question au cours de cet atelier, révèle Tuver Wundi _Enseignant d’Universités et journaliste environnementaliste_ « d’actualiser les stratégies de protection des grands singes, en tenant compte des menaces actuelles et des intérêts des communautés locales vivant autour de leurs habitats naturels ».
Identifier les menaces et renforcer la protection
Au cours des travaux, les experts ont mis en lumière de multiples menaces qui pèsent sur les populations de grands singes à travers le pays. La corruption, la pauvreté, la faible sensibilisation des populations, la croissance démographique, la prolifération des groupes armés, la mauvaise répartition des ressources de conservation, ou encore l’exploitation minière et agricole non contrôlée ont été entre autres été épinglés comme menaces guettant permanemment ces primates dorénavant en voie d’extinction.
Les participants ont également évoqué la demande extérieure pour les produits issus des forêts, les habitudes culturelles, ainsi que le manque d’application des lois et de surveillance sanitaire.
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Des opportunités pour un avenir durable
Malgré ces défis, les discussions ont permis de dégager plusieurs opportunités pour améliorer la protection des grands singes et assurer la durabilité des actions engagées. Les acteurs ont défini de nouvelles stratégies d’adaptation sur le terrain, valables pour les dix prochaines années, tout en procédant à l’évaluation du plan précédent, mis en œuvre depuis 2015.
USHIRIKI s’est réaffirmé à ce point, comme un acteur clé de la mise en œuvre du plan de conservation dans l’est de la RDC, en collaboration avec les communautés locales. L’organisation, rappelons-le, œuvre à renforcer la connectivité des habitats, assurer le bien-être humain et promouvoir une cohabitation harmonieuse entre l’homme et la nature.
Vers une vision commune de la conservation
En clôturant les travaux, les participants ont réitéré leur vision commune : renforcer et appliquer les lois de conservation, tout en encourageant la réhabilitation des populations de grands singes et la préservation des écosystèmes.
Grâce à ce cadre de concertation, la RDC confirme son engagement à protéger son patrimoine naturel unique, pour le bien-être des générations présentes et futures.
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John TSONGO : cofondateur de la radio Panafricaine, Journaliste et écrivain Africain, passionné des questions de science, d’environnement et recherche des solutions aux problèmes du millénaire
